Rath Geber Attila

Exposition du 19 au 24 février

La sculpture, en tant que discipline des arts plastiques, semble être tout à fait obsolète, en particulier en ce qui concerne le traitement d’un médium tel que la pierre. Elle implique de travailler le matériau dans tous ces aspects désagréables et contraignants. Celle-ci exige trop de compétence et de bases techniques. De plus, il s’agit d’une pratique trop onéreuse. Elle exige une activité permanente et conséquente, car la production d’une Ïuvre ne permet pas une réponse spontanée et immédiate du fait du temps qu’elle nécessite. Même les grandes villes fonctionnant toujours comme centres artistiques n’assurent plus les conditions optimales à l’exercice de la sculpture, par conséquent, cette activité y est devenue presque impossible.

Je fais de la sculpture, notamment sur pierre, car c’est ce qui me semble le mieux convenir à ma personnalité. C’est la discipline et le moyen à l’aide desquels je suis capable de refléter mon environnement.

La cause en est tout à fait subjective. Personnellement, j’ai besoin des difficultés relatives au façonnage de la pierre. Pour moi, la durée du processus, le temps que je passe avec la pièce que je crée sont très importants. Sculpter est un travail purement intellectuel, le côté physique du processus n’est qu’un fort contrôle pour empêcher la dominance de l’esprit. J’ai besoin de cet antagonisme avec la pierre.

Au cours des années précédentes, mes Ïuvres ont dépassé les frontières techniques habituelles, ce qui, selon moi, constitue une base non négligeable pour oublier nos préjugés concernant le matériau.

Actuellement, ce qui me préoccupe particulièrement est la problématique de « la sculpture en tant que non-objet », c’est-à-dire les possibilités de franchir les limites de l’objectivité. La sculpture, en tant qu’objet, est une structure complètement fermée. De par sa puissante nature d’objet, sa communication avec l’espace est fortement limitée, son spectre philosophique est très restreint et se limite uniquement à la surface physiquement représentée. Les limites de l’expression sculpturale consistent, à mon avis, dans la manifestation de la sculpture en tant qu’objet, et dans sa volonté de représenter l’illusion d’un objet. Il est indispensable que la sculpture cesse d’évoquer l’objet comme qualité principale. Je ne suis pas entièrement satisfait des résultats des expérimentations d’installation des années 70-80, et des questions posées, je cherche les réponses aux problématiques dans les cadres effectifs de la sculpture, car c’est dans les mêmes cadres que je les ai rencontrées.

Je consacre également une partie de mon activité à la recherche des possibilités d’extension de la sculpture vers d’autres médias, tels que la photo, la vidéo, le texte. Je travaille sur des projets variés indépendants de la sculpture, lesquels sont essentiellement photographiques et concernent l’expérience intensive du temps et de l’espace (le voyage, l’arrivée, etc...)

galerie du Tableau 37, rue Sylvabelle 13006 Marseille.

Bernard Plasse tel : 04 91 57 05 34

Vernissage le lundi à partir de 18h30

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Heures d'ouverture de la galerie : De lundi à vendredi de 10h à 12h et de 15h à 19h ---- Le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h

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